|
Boutique en ligne
|
Espace Presse
|
Newsletter
|
Trouver un revendeur
 
  • Vous êtes ici : Actualités > Nos aventures > 100 000 KM en Panpan (Panhard 24BT)
  • 100 000 KM en Panpan (Panhard 24BT)

    Episode 21 : Opération Cap Nord 3

    25 juillet

    On vient d’arriver àHelsinki, il doit être 21h30 et c’est un peu la galère pour trouver un hôtel... Enfin on y parvient, mais à200 euros la chambre, on essaye de voir s’il n’y a pas un peu mois cher... Vers 23h, nous trouvons enfin un hôtel qui nous propose une chambre double pour 100 euros petit déj’ compris (pantagruélique le petit déj’). Banco Ingrid !

    C’est rigolo, ce soir il fait nuit. Etant au centre-ville, on en profite pour boire un coup. Quelque chose me dit que ça sent le relâchement. Après plus de 6.000 km en moins de huit jours, on ne l’a pourtant pas volé... Et puis, on restera sage ce soir, 2 bières et dodo.

    26 juillet

    Nous décidons avec Bob de glandouiller dans la ville jusqu’au ferry de fin d’après-midi. Le lundi, c’est le jour du marché sur le port, c’est assez épique... Pour ceux qui connaissent le film avec Louis de Funès et Moustache Ni vu ni connu, il y a beaucoup de russes, venus vendre leur marchandise alors, le caviar se promène... Helsinki, c’est sympa, quand on glande, il y a des activité spontanées, des clowns, des orchestres et les gens sont ouverts. La Finlande est un pays (certes onéreux) mais vraiment attachant. Ça va me manquer toute cette chaleur...

    Nous quittons la Scandinavie en embarquant Nénette sur un catamaran surmotorisé, une sorte de NGV local. Il trace le pépère, 60 km/heure ça envoie le pâté* (*copyright 2004 les éditions Jiji-Fifi droits réservés) et les estomacs des passagers nous démontrent, "gerbe en bouche", ce que c’est que l’inégalité génétique... Nous, on s’en fout : on est les rois de notre petit monde, le Bob il ronfle et moi je regarde la mer, franchement dégueu...

    Dès la sortie des eaux territoriales, vous avez des nappes d’huiles qui font plusieurs dizaines de kilomètres (de long et de large), des odeurs d’acidités inquiétantes... La mer Baltique, de ce côté de la carte, c’est une poubelle, jusqu’aux poissons crevés qui flottent par paquets... Honteux et inquiétant !

    Nous arrivons àTallinn, en Estonie. Nous découvrons la douane, qui découvre Nénette,... bon accueil ! A la sortie du port, nous nous trompons de direction et rentrons dans la ville... Un choc ! On se croirait dans un film d’espionnage de Costa-Gavras. Tout y est. Les tronches bizarres, les belles autos, les clochards, les baraques pourries, la promiscuité , la passion aussi. Et des filles. Des filles sublimes que c’en est inquiétant... On n’a pas consommé (mais on a maté sec !). Une sensation d’inquiétude et de passion nous envahit, même si c’est très difficile àexpliquer, c’est magique.

    Prenant les chemins détournés, nous arrivons au bout de 200 km àPärnu, station balnéaire estonienne. On trouve un hôtel sans souci, le prix n’est pas le même qu’àHelsinki et... c’est bien. Ce soir, c’est l’anniversaire de l’un de nous (l’un est du 26 l’autre du 29) alors on a décidé de mettre les appareils photos aux placards et de faire la bringue... Même si tout n’est pas racontable, je peux me vanter d’avoir vu mon Bob hilare et moi qui suis un inculte invétéré... je peux vous assurer qu’en milieu de nuit je parlais l’anglais couramment et si vous insistiez un peu le russe ou même le lapon...

    27 juillet

    Notre passé nous a rattrapé, Bob et moi. Dans la piaule, on se demande ce qu’il s’est passé... Entre la sueur, la chaussette et les vapeurs suaves d’un "Jack Daniels" consommé avec exagération, c’est inracontable. Maigre compensation, on s’est vengé des moustiques en empoisonnant tous ceux qui étaient dans l’hôtel avec nos haleines de poneys. Le mal de crâne est àla hauteur de la situation et nous rappelle l’âge que nous portons ! Nous essayons de reprendre nos esprits et nous reprenons la route. Direction Riga puis Vilnius en Lituanie, où nous sommes attendus àl’ambassade de France. Autant vous le dire tout de suite... on s’est plantés complètement et on a décommandé l’ambassade.

    Riga... Ville de l’est européen, accessoirement capitale de la Lettonie. Ville maudite où la signalisation est un jeu de piste afin d’induire l’automobiliste en erreur... Nous y avons perdu l’après-midi. Très tardivement, nous arrivons en Lituanie. Kaunas (et oui !) puis Vilnius. Ouf. Vu notre état, nous décidons de nous payer l’hôtel, il faut refaire le plein d’énergie. Nous trouvons un hôtel abordable en périphérie de Vilnius. On jette un Å“il sur Nénette, impériale depuis le début malgré son démarreur HS.

    Vers 22 h Bob est informé d’un deuil dans sa famille... Nous en parlons, je décide de continuer seul l’aventure pendant que lui repartira en avion dès lendemain matin. Les boules... Enfin, je passe la soirée avec des francais de chez Sagem, leur présence m’a fait le plus grand bien.

    28 juillet

    C’est La journée du raid : je veux être àBerlin ce soir... et j’y serai mais y’a plus de 1.200 km. J’annonce les villes, on va se marrer : Marijampolé , Olstynn, Grudziads, Bydoszcz, Szcezin, Gorzow Wielkopolski... Va demander ton chemin àun autochtone toi ! Merci àmes amis français de la veille de m’avoir aidé àpousser Nénette ce matin (il est tôt). Bob m’a passé un petit coup de fil de l’aéroport, ça m’a fait plaisir.

    Je m’en vais faire le plein (moteur en marche, pardon). A la station service, j’achète deux bouteilles d’eau et me fait regarder en coin par quatre clients... qui eux ont acheté chacun deux bouteilles de vodka... Il est 7 heures du matin !

    On roule. Un petit clin d’Å“il sur la ville de Marijampolé. Je n’ai pas osé prendre de photos. Sachez que c’est la ville du plus grand marché (trafic) d’auto des pays de l’est... Et dire que dans cette région les gens attendent jusqu’àdeux jours complets pour voir passer un autocar...
    La traversée de la Lituanie et de la Pologne me font voir des images insolites. Une carriole tirée par un cheval en sens inverse sur la nationale, un carabinier "arme sur l’épaule" qui fait du stop, une carriole àcheval dans le rétro tirant des billes de bois (pardon pour les photos mais conduire en photographiant c’est "limite")...

    La Pologne, c’est sympa mais en pleine "reconstruction". Dans la région ou j’ai traversée, j’ai vu des maisons se construire et la vie occidentale populaire bien présente. Messieurs Carrefour et Auchan sont là... !
    Les places de villages des pays de l’est sont énormes. Le caporal bohémien et ses acolytes soviétiques ont laissé les traces de leurs passages dans l’architecture. C’est pas rien...

    Il doit être aux environs d’une heure et demie du matin lorsque j’arrive àBerlin. J’ai du bol, je trouve un hôtel en pente. Ben oui demain, j’ai pas trop envie de pousser. 1.360 km dans le buffet. Je suis àBerlin, Nénette aussi. Ce qu’elle a fait aujourd’hui, même une moderne ne l’aurait pas fait. Quant àmoi, malgré mes rondeurs, je suis pas frais mais pas ruiné non plus. Dodo.

    29 juillet

    La salope, elle a pas démarré ! J’ai remonté la côte... La journée commence bien. Merci aux deux français (j’ai oublié vos prénoms, pardonnez-moi) qui m’ont poussé. N’hésitez pas àme donner de vos nouvelles...

    Berlin est une ville que Nénette et moi aimons bien, nous y sommes déjàpassé au mois de mai. Visiblement, les berlinois nous aiment bien aussi, àen juger leur accueil. Le reportage de notre premier voyage àBerlin a, semble-t-il, été repris par un journal local. En tout cas, c’est sympa d’être reconnus àl’autre bout de l’Europe...

    Sortie de Berlin, l’autoroute est bouchée, je la quitte àMagdebourg direction Koblenz. Je rentre par les petites routes, via la Belgique et le Luxembourg. Cela fait un détour mais tant pis. Je me suis fait flasher au radar (je devais être à75 au lieu de 60), j’aurai peut-être la photo... Le retour en France côté Lorraine se fait avec un petit pincement. C’est déjàfini... Et j’ai déjàenvie de repartir !

    Il me faut remercier plein de gens... Bob, d’abord. Peter Fuchs, Olivier, Sylvie Mathieu, Boubou, Katya, Emilie, Renaud, Titi, enfin tous ceux qui m’ont envoyé des SMS... Et surtout vous qui m’avez lus. Ce voyage (pas ruineux), s’il vous a plu, je vous invite àle faire vous-même. La réalité est toujours plus forte, elle est réservé àceux qui le souhaitent, pas aux plus fortunés. N’hésitez pas àme poser des questions, je repars.

    Bises aux filles et aux garçons, y’a pas de raison...




Le site internet TRI-DAN.NET est édité par JORDAN ENTREPRISE
EURL JORDAN ENTREPRISE au capital social de 7 500 € - SIRET : 444 450 100 00029 - APE : 292 H - TVA : FR 49 444 450 100
5, quai des gravières - 55800 Revigny sur Ornain - FRANCE - Téléphone : +33 (0) 3.29.76.37.04 - E-mail : contact@tri-dan.net
Edité par : JORDAN ENTREPRISE - Développé par : Olivier ROUET - Propulsé par : SPIP 3.2.1 [23954] - Statistiques : Google Analytics