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  • 100 000 KM en Panpan (Panhard 24BT)

    Episode 20 : Opération Cap Nord 2

    21 juillet

    La journée qui tue c’est aujourd’hui : Sundsvall-Haparanta et quelques 920 km. En fait, on s’en tapera bien plus de 1.000, les routes étant en travaux, nous obligeant àpasser par des endroits si dangereux que même un ours n’oserait pas s’y arrêter pour satisfaire un besoin...

    Au programme, j’ai offert en prime une vidange àNénette, ce qui n’était pas du luxe et si elle ronronne d’aise, je commence àêtre de plus en plus inquiet, côté échappement. Parce que ça fait un ramdam de tous les diables. Et ça empire...

    M’enfin, confiants, on continue, coude àla portière, en slalomant au milieu des travaux qui, soit dit en passant, m’ont l’air d’être plus fantômatiques que réels parce que partout où on est passé, il n’y avait pas le moindre travailleur àl’horizon ! On se serait cru en France un jour de premier mai. Par contre, pour ce qui est de la pagaille causée, c’était pas mal !

    Umea, Luela, Kemi sont avalés, tantôt par la nationale, tantôt par des chemins, tantôt par un bout d’autoroute. Nous finissons malgré tout par arriver, Nénette, Bob et moi, épuisés, dans un camping familial àl’entrée d’Haparanta, côté suédois.

    On a campé au bord d’une rivière a grand courant, merveilleux pour les yeux. Quant aux sanitaires... il faudra inviter nombre de proprios de camping du sud de la France pour leur apprendre l’agencement scandinave : des douches avec la place nécessaire, idem pour les WC... Pour un peu, on y passerait la nuit !

    C’est notre première nuit sans coucher de soleil. Génial, impressionnant, angoissant, jouissif... Tout ce que vous voudrez. Nous, après 1.000 bornes, on a écrasé, nuit noire ou pas nuit noire. Pour tout vous dire, on aurait été en pleine montagne, on aurait déclenché une avalanche avec nos ronflements. Mais on était en Suède, en plaine, et avec des voisins courtois !

    22 juillet

    Le réveil est une horreur, d’abord parce que cet empaffé de Bob me tire le portrait alors que j’émerge (je vous raconte pas le sexe àpile du bestiau lorsqu’il ouvre un Å“il glauque et se prend un coup de flash dans les naseaux) mais surtout parce que les moustiques scandinaves ont fait connaissance avec nos guibolles dodues. Terrible. A compter de cet instant, on n’oubliera plus d’aller faire le plein de lotion anti-moustique au supermarché, je peux vous le garantir !

    Le démarrage àla poussette se fait sans douleur (c’est un peu la gym du matin, enfin pour Bob...). On passe immédiatement la frontière. Finlande, nous voilà. Le paysage change rapidement même si, ànotre gauche, pendant un bon bout de temps il y aura la frontière suédoise. Après avoir passé le cercle polaire (ben oui, déjà, on est quand même en Finlande, chez le Père Noël !), notre bel échappement en Inox, acheté neuf au mois d’avril je vous le rappelle voit sa colerette se dessouder... Côté barouf, c’est l’horreur. Il faut réparer... et on n’a rien comme matériel...

    Par chance, en arrivant àMuonio, nous tombons sur une espèce de drugstore non alimentaire. Il semble y avoir de tout. On y achète du tuyau en caoutchouc souple haute résistance et je bricole une réparation de fortune (qui tiendra 8.000 km). Je suis très étonné de voir le patron du magasin hilare, lorsque je viens me laver les mains. Et pour cause, il est en train de zyeuter Nénette sur le site de... Gazoline... En pleine Laponie, non, je vous assure, je ne rêvais pas. L’accueil est àla hauteur de la réparation : magique.
    On tire le portrait et on repart. Le paysage varie de boisé àdésertique... Quant aux rennes, il y en a tellement qu’au bout du quinzième on s’habitue.

    Nous passons la frontière norvégienne, peinards. Nénette marche comme une horloge et consomme toujours aussi peu : 5,5 l au mini, 7 l au grand maxi.

    On arrive ainsi àAlta Alta, terminus de la journée. 650 km. Chouette, on arrive pour une fois avant 22 h, on va pouvoir prendre le temps de souffler un peu. Nous plantons notre tente et voyons arriver des finlandais... space... jugez plutôt. En plus de la caravane, ils ont ramené
    les pots de fleurs mais également les nains de jardins qui vont avec...

    Une photo s’imposait. Le soleil de minuit est magnifique. On a traité nos gambettes contre les "pyranas volants", On peut dormir tranquille.

    23 juillet

    C’est le matin du grand jour... Dans quelques heures, c’est le Cap Nord. Emotion... Nous décollons à9 h 30. Les routes se resserrent de plus en plus, les rennes sont de plus en plus nombreux et nous apercevons le premier fjord. C’est beau, vraiment beau. Tout le long de la route, nous allons en prendre plein les yeux. Jusqu’au péage qui nous permet d’emprunter le tunnel sous-marin qui permet de rejoindre le Cap Nord. Ce tunnel, il est TERRIBLE ! Je m’explique : il fait 7 km dont 3 de descente et de montée, avec au milieu un faux plat de 500 m. Et ce ne sont pas des descentes et montées de petits garçons, ça file àpic et dans le tunnel, les panneaux vous conseillent de rouler àplus de... 60 km/h ! En gros, c’est fonce mon pote, sinon t’es mort ! On y croise des camions, des voitures, des motos, des... vélos et même des piétons ! Ils sont fous, je vous dis...

    Heureusement, ça ne dure pas trop longtemps, même si on a l’impression qu’on y a passé des heures làdedans ! Le paysage qui vous accueille, et la beauté des villages traversés, vous remettent d’aplomb illico. C’est magnifique. En tout cas, bien plus sympa que le Cap Nord, bof (en plus, il faut payer pour y aller...). C’est le terme du périple.

    Il est 13 h 30, on aura mis moins de cinq jours pour faire les 4.000 et quelques kilomètres du parcours. Et devinez qu’elle est la première personne ànous accueillir ? Un... breton ! En camping-car, super sympa... La vue est panoramique, c’est assez déroutant.

    On téléphone au beau Jiji qui, àce moment précis, cuve sa Smithwicks dans un autobus irlandais (les voisins ne s’en sont toujous pas remis), on prend une quinzaine de cartes postales et on se sauve. Avec, dans l’idée, de revenir un jour, tellement l’accueil a été magique. Il est 17 h, il nous faut maintenant reprendre la route en sens inverse. Le paysage est toujours aussi magnifique, et l’ambiance est un rien nostalgique àbord de Nénette.

    On rêvasse... Et c’est presque sans rendre compte, et en se paumant, que nous arrivons au soir au camping d’Utsjoki. Superbe, sauna et laverie en prime. Nous avons roulé environ 600 km (dont facilement 100 de trop). Côté conso rien de changé. 250ml d’huile ont été bus depuis la Suède, ça va bien.

    Le soleil de minuit est de loin le plus clair depuis le début de nos nuits blanches. La vue sur l’étang est superbe. Si vous êtes pêcheur, c’est le paradis (faites gaffe aux moustiques quand même). Dodo.

    24 juillet

    Le cadre accueillant de de ce magnifique camping donnerait envie de rester un jour ou deux... Mais comme on n’est pas en avance on trace.

    Aujourd’hui, retour en Finlande et étape du soir espérée àOulu, citée balnéaire finlandaise. La végétation change encore, on y voit des gros bancs de sable avec plein de résineux, on n’a pas vu la frontière. On récupère la route que nous avions prise l’avant veille et on redescend gentiment. Le parcours se passe de manière peinard, même si les images commencent àse bousculer dans nos têtes.

    Oulu nous accueille, on a 650 km dans le buffet. Làencore, on tombe sur un camping magique : les sanitaires propres et spacieux, sauna dispo et en plus petit chalais avec barbecue pour faire la teuf avec les potes. On appelle cela la convivialité. Chapeau !

    Nous croisons un couple de français, Boris et Carole, qui viennent de Chartres. Ces derniers montent au Cap Nord et viennent des pays de l’Est. Visiblement, ce qu’il y ont vu lors de leur traversée les a choqués. Bob parait inquiet àl’écoute de ces récits. Qu’àcela ne tienne. ce soir c’est samedi et c’est la fête àOulu. Enfin pas pour nous, nous on est naze. Faudrait pas croire qu’on est en vacances... Ah si seulement.

    La nuit tombe àpeine sur le camping. Dans ce lieu, il y a nombre de nationalités : des finlandais, bien sà»r, des norvégiens, des suédois, mais aussi des allemands, des hollandais, des Russes. Font très fort les russes... Dodo

    25 juillet

    Aujourd’hui c’est dimanche et on se tape une journée de liaison. Entre nationales et autoroutes. Les paysages sont toujours aussi jolis même si l’on commence às’y habituer. Pour le reste, les hamburgers scandinave sont aussi dégueulasses que chez nous...

    Sur l’axe qui nous amène àHelsinki, nous sommes témoins d’une collision moto-auto, rien de grave mais tout le monde a eu peur. Les 650 km dans la journée sont avalés sans souci. Ce soir nous devons dormir àl’hôtel et on n’a pas réservé... On a un peu galeré mais on a trouvé. Les hôtels en Finlande ne sont pas bon marché, mais il n’y a pas de camping àHelsinki...

    Demain c’est une journée un peu particulière. Le matin on va buller un peu dans la ville, le ferry nous fera traverser la mer baltique pour nous déposer en Estonie, àTalin.

    A demain.




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