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  • 100 000 KM en Panpan (Panhard 24BT)

    Episode 19 : Opération Cap Nord 1

    18 juillet au matin, Revigny-sur-Ornain.

    J’ai passé une nuit affreuse, ça m’a rappelé la rentrée des classes quand j’étais petit...

    J’ai l’estomac noué, et je suis face àma Nénette :
    « on ne peut plus se débiner ma chérie, on se sauve pendant une quinzaine de jours, et tout ce que j’ai pu te faire endurer jusqu’ici, c’était de la gnognotte... Nénette, si je t’ai fait la vidange, changé ton parebrise et ta lunette, si t’as chaussé de nouvelles godasses, c’est que j’ai besoin de toi pour aller... hum... au Cap Nord !  »

    Il est des moments ou on apprécie fortement que les voitures n’aient pas la paroles..

    Tout est prêt ? Allez on se sauve, direction Paname. Je m’en vais chercher le gars Stéphane (qu’on surnomme Bob, ne me demandez pas pourquoi), on va biser le Jiji au canard (Gazoline) et hop on file.

    Aujourd’hui, l’itinéraire prévu est le suivant : Revigny-Paris-Liège-Dortmund-Hanovre... 1.150 km pour se mettre dans l’ambiance d’entrée. Faut pas mollir. Je fonce donc sur Paris, coude déjààla portière pour gagner quelques heures de bronzage sur le Bob. Mais dans la capitale, je me paume en cherchant le squat de Bob... J’suis où là ? Je sors le bigophone, je parlotte et zou, je me fais arrêter par la Police. Bon, d’accord, je suis fait comme un rat. Coupable je plaide ! C’est vrai, m’sieur l’agent, je reconnais, c’est pas bien. Verbalisez. Ils apprécient moyennement ma bonne volonté et m’alignent consciencieusement, comme si je venais de commettre le délit du siècle.

    Le sourcil froncé, la lèvre tordue sur un rictus d’application, la mèche rebelle... Pas un bon souvenir, ça, j’en connais des plus sympas (si, si, je vous assure et je commence àm’y connaître).

    Bref, c’est very very en retard que je chope le Bob et qu’on arrive chez Gazoline, àla fin de la réunion mensuelle. Le Jiji fait la gueule. Pas parce qu’on est en retard, avec moi il commence àêtre habitué, mais parce que (damned) un indélicat lui a rayé Titine...

    Oh, l’est pas jouasse mon Jiji, on dirait le Peter des mauvais jours, celui qui mangerait un ours pour son petit déjeuner... Mais bon, le coupable se rachète en renforçant les fixations de ma lunette AR qui menaçait de se faire la malle (au propre et au figuré). Petite photo, la bise et hop, on se sauve. Cette fois, c’est parti pour de bon.

    Paris, Liège sont avalés dans un fauteuil et... sous un déluge. Ben oui, il flotte ànoyer un sous-marin comme on dit chez moi, mais Nénette ne rechigne pas et nous voilàdans les travaux liégeois, avec des passants levant le pouce ànotre passage. Sympa ! Un petit cliché de l’hôtel de ville et hop on taille la route. C’est promis, le prochain coup que je retourne àLiège, je photographierai les vitrines (Peter Fuchs sera content !)...

    Peu avant la frontière allemande, Nénette émet une sonorité bizarre... Et pour cause, la tubulure d’échappement s’est dessoudée... Un peu de fil de fer et un caoutchouc, et c’est reparti (cette réparation de fortune tiendra toute la durée du périple).

    On poursuit donc notre chemin, l’autoroute rendant le voyage routinier. Nous arrivons ainsi àHanovre à1 h du matin. Nous avions quitté paris à14h30. Et 1.150 km de bouclés. Sur autoroute, Nénette a consommé 6,5 l à120-130 km/h. Pas mal. Allez hop, au dodo !

    19 juillet.

    La journée ne va pas être triste, au programme : Hanovre, Travenmünde, le ferry pour le Danemark, la traversé du Danemark, Copenhague, le ferry pour la Suède puis on taille la route jusque Jonkoping.

    On entame la journée par deux ou trois clichés d’Hanovre qui a l’air d’être une ville sympa (la maréchaussée semble plus "pédagogue" que nos amis policiers du 16e arrondissement...). Mon ami Bob court partout pour pouvoir faire la bonne photo, le pauvre... il n’a pas fini de courir : cela va durer tout le parcours, ce "footing". On repart !

    On varie entre route et autoroute. On va casser la croute àTravenmünde, ville balnéaire sympa . On s’est envoyé du poisson frit pour pas très cher et la serveuse, sans parler français, nous a bien conseillé (salut Martine). Les bungalows et autres pavillons datent de l’entre-deux guerres, c’est un tourisme balnéaire différent que propose Travenmünde, ville calme et reposante. Nous, on lui a trouvé du charme.

    Nénette va de mieux en mieux, elle est guillerette même et nous emmène àun bon 120 km/h vers le Danemark. Encore faut-il s’envoyer le ferry et un bouchon de... deux heures ! Pas marrant, surtout quand il y a encore 500 km àse taper !

    Le Danemark nous accueille et... c’est encore plus plat que la Hollande ( !), pardon aux Danois (on n’a peut-être pas pris la bonne route). Les Danois sont sympas, les danoises ont de beaux yeux (oh que oui !), mais les paysages aperçus ne sont pas terribles. On traverse donc sans s’arrêter (on a traversé Copenhague, tout schuss, on a peut-être eu tort). Et on se retrouve devant un autre ferry qui, cette fois, doit nous permettre de débarquer en Suède.

    Il est 20h50 lorsqu’on arrive en Suède, avec encore 300 km àfaire. Tant pis, on continue. Tout en roulant, on admire un "pestacle" très particulier. Les nuages se regroupent, montent et descendent et se mettent àdanser : oui oui oui, on est face àune très rare aurore boréale d’été. Magnifique, j’ai pas trouvé d’autre mot. On est resté béats comme des gosses ! Sur ce coup-là, Bob a été royal... nous étions sur l’autoroute en train de rouler... il a réussi àprendre une photo.

    Les routes suédoises traversent de petites agglomérations et de profondes forêts sur près de 2.000 km, mais les stations-services sont nombreuses. On arrive donc au terme de notre journée folle àJonkoping. Il est 1h du mat’, on a fait 850 bornes dans la journée, sans consommer plus de 6,5 l. Nénette tient toujours le coup. Nous, on est nazes. Dodo. Rrrrrrrrrrr !

    20 juillet

    Le programme est simple : on doit rallier Sundsvall, et si on a le temps, on fait halte àStockholm. Premier pépin depuis le départ, le démarreur de Nénette rend l’âme... Tant pis, on poussera. On n’a pas les moyens de se plaindre et des milliers de kilomètres àfaire...

    On repart donc àla poussette, et on traverse d’immenses étendues boisées, la monotonie étant simplement rompue par quelques lacs, énormes eux aussi. Au hasard, nous croisons une Morgan et une Datsun. Séances de coucous chaleureux... C’est toujours sympa de croiser des anciennes sur la route.

    Comme espéré, nous faisons un breack àStockholm, ville magnifique et très vivante. On ne va pas vous dire qu’on a visité la ville mais le peu qu’on en a vu nous a donné l’envie d’y retourner. On repart. La route est toujours aussi monotone

    C’est simple, depuis plus de 800 km on a l’impression d’être toujours dans la même région... Frustrant ! Nous arrivons tout de même en début de soirée àSundsvall, ville sage qui, semble-t-il, n’a pas changé depuis plus de 100 ans (au vu des photos)... Le soleil se couche à23h30, les bars sont sympas... et le camping que nous avons choisi est idéal, avec une pente pour que Nénette puisse reprendre son élan demain matin. Ai-je besoin de rappeler que nous ne passons pas inaperçus ?

    Allez, il est temps de faire le bilan de la journée : 730 km, une consommation en baisse (5,8 l) mais il est vrai qu’on a roulé moins vite (90 à120 km/h suivant les portions).

    Demain nous avons une très grosse journée (+ de 1.000 km), nous allons àHaparanta en Finlande. Nous ne devrions plus voir la nuit pendant au moins cinq jours.

    A demain !




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