|
Boutique en ligne
|
Espace Presse
|
Newsletter
|
Trouver un revendeur
 
  • Vous êtes ici : Actualités > Nos aventures > 100 000 KM en Panpan (Panhard 24BT)
  • 100 000 KM en Panpan (Panhard 24BT)

    Episode 15 : La folle histoire du PET

    14.450 km.

    Le PET (Panhard European Tour) est de retour après un parcours mouvementé qui nous a conduit àtraverser la moitié de l’Europe en 48 heures, juste pour le fun.

    J’avais en effet prévu d’aller chercher, vendredi, ma fille Juju àl’école àSarrebourg, en sortant du boulot, àBar-le-Duc. 200 km àpeine. Mais en partant mercredi...

    Que faire pendant ces deux jours ? Traînailler sur les chemins vicinaux en admirant le ruminement des vaches ? Ou bien en profiter pour se balader un peu avec Olivier et Emilie ?

    C’est de làqu’est née l’idée du Panhard European Tour, 3.800 km en 48 heures en traversant le Luxembourg, la Belgique, la Hollande, l’Allemagne, l’Autriche, l’Italie puis retour par la Suisse. Avec notre brave Nénette, bien sà»r.

    On est donc partis frais comme des gardons, chargés comme des mulets (enfin, c’est plutôt Nénette qu’en avait un coup dans le carafon, vu comment on l’avait chargée), avec dix petites minutes de retard sur l’horaire prévu.

    Direction le Luxembourg avec passage àMartelange pour faire un premier plein d’essence.

    L’ambiance est déjàchaude. Il faut manger tout en roulant, et Emilie hurle parce que le vent qui s’engouffre àtravers les fenêtres projette les tartines beurrées entre ses cuisses ! Ça fait désordre et quand elle s’essuie, hum, bon je passe...

    Olivier jette de fréquents coups d’Å“il dans le rétro (pas pour regarder ce qui arrive derrière, bon allez un peu de sérieux) et il fonce, le bougre. On franchit la frontière belge pour se faire une petite frite chez Nico, puis on file direction Liège pour poser devant le théâtre (cheese, on est photographiés).

    On veut prendre la rue Varin, celle des maisons closes, mais elle a été rasée. C’est Olivier qui fait le nez...

    Direction Maastricht et la Hollande. Autoroute tout du long avec une Cougar qui a bien du mal ànous suivre...

    On s’offre des embouteillages monstrueux, on n’a pas pu faire quarante bornes sans se coller aux arrières-trains de bataves endormis... Pfff... La légende disent qu’ils conduisent comme des blaireaux. Après étude approfondie, c’est pas faux...

    Entre deux bouchons, nous traversons Eindhoven pour arriver, carbonisés, àAmsterdam en fin de journée. Pas question d’aller voir ces braves dames dans les vitrines (Olivier refait la gueule, il veut partir àDakar on se demande bien pourquoi...), la signalisation est tellement nulle qu’on met deux plombes àtrouver la bonne direction. Du coup, on saute Hambourg (il est 22h 30) et on coupe, direction Berlin.

    700 km, on doit y être avant demain matin, après une petite pause de 3 heures pour pioncer (ça commence àsentir le fauve, sans doute le reste des tartines...).

    Berlin au petit matin. Photos obligées devant le Reichstag ou ce qu’il en reste. En faisant gaffe àce que les Vopos ne nous sautent pas sur le paletot (les Vopos, mais c’était avant la chute du mur, ça ? Z’êtes sà»r ? Ouais. Ah bon, et c’est quoi toutes ces voitures vertes avec les sirènes hurlantes... Foutons le camp, vite, vite...).

    On fait pareil devant la porte de Brandebourg, mais on a vraiment eu chaud. Peu de véhicules peuvent se vanter d’avoir réussi àréaliser cette photo par temps de paix. Pied de nez au petit caporal bohémien et àtous les crétins en uniformes bruns.

    Le passé dérange manifestement les habitants de cette ville aux monuments gigantesques. J’y reviendrai plus calmement pour approfondir...

    Allez, après quelques photos de monuments àla gloire de l’Union Soviétique et en suivant une 4 L, on finit par quitter Berlin pour filer vers Munich.

    On croise une Skoda, on double une Porsche (le conducteur est pas content, il fait la gueule le pépère, l’est en führer le camarade !), on traverse Leipzig et Nüremberg sans s’arrêter et on arrive devant le nouveau stade de Münich en construction.

    Ville industrielle et accueillante, un beau bordel aux heures de pointe. Làencore, on prend une photo devant un Narque deux driompheux comme dirait le Peter avec son accent et il a fallu faire vite.

    On fuit plus vite que le nabot munichois devant les hordes maçonniques, direction Innsbruck. Il est 16h 30 et on a déjàfait plus de 1.700 km. Nénette va toujours aussi bien, elle est bien plus fraîche que nous et ne boit qu’un litre d’huile aux 1000 (nous, on en est à15 litres aux cent... devinez de quoi...). Je ne vous raconte pas la tête du gérant de station-service lorsqu’on lui demande la clé pour prendre une douche ! Ça nous a coà»té deux euros par personne, je suis sà»r qu’il a perdu de l’argent, tellement on était sales...

    On quitte l’Autriche pour l’Italie, direction Bolsano et sa jolie station service bien connue des dépliants touristiques (les sandwichs des autoroutes italiennes sont ignobles, beuarck...) et on arrive àVérone. Olivier conduit depuis le décrassage, il est nase mais il nous emmène quand même àMilan, en ayant bien pris soin de nous mettre sur la route de Genève (c’est bien connu, Genève, en Italien, ça se dit Genova, hein ?). Ben il a tout faux. En fait, on arrive en pleine nuit (lui, il dort du sommeil de l’injuste le bougre), au bord de mer ! Hein, Genève ? Meuh non, Gênes... Làoù y’a pas d’plaisir... quand y’a gourrance comme ça ! Il est 3h 20 du matin, j’ai sommeil et je traverse un grand moment de solitude. Olivier ronfle, Emilie pleure... Je sanglote... Tout va bien. Pour l’instant.

    Demi-tour, plus question d’aller sur Genève, on repique sur Aoste (en Italie, pas le bled français qui fait du jambon). Les 250 km sont avalés àla vitesse du TGV (150 km au compteur, oups...). C’est énervés, fatigués mais surtout àbout de forces que nous nous débranchons à5h 30 du matin, histoire de pioncer cinq minutes sur un parking d’autoroute. Ron ron petit patapon...

    8h du matin, les zoziaux chantent, on fait chauffer Nénette, les yeux en cul de poule (les notres, pas ceux de Nénette heureusement), et on s’enquille le Montblanc où une crevaison nous rappelle qu’on n’est pas àl’abri d’un avatar. Plein d’essence et 2.779 km dans la musette, on roule depuis 40 heures, Nénette va toujours aussi bien, pas nous...

    On ne sait toujours pas comment (on était dans le coma), mais on franchit le tunnel du Montblanc et on se retrouve en France où la pluie nous accueille. On repart sur Genève histoire de reprendre le fil du parcours initialement prévu. La gentille douanière nous colle une vignette (30 euros, merci pour la taxe...), et direction Lausanne, Pontarlier.

    C’est làque commence l’opération pied dedans, pour rattraper le retard. On apprécie au passage l’humour des Suisses, avant de se lâcher avec des pointes un peu sévères mais un rythme soutenu... A un moment, il a quand même bien fallu vidanger (pas Nénette, hein ?).

    Besançon, Vesoul, Epinal sont avalés sans problème et je peux récupérer Juju àl’heure dite, àla sortie de l’école.

    Il est vendredi, 16h30, on est àSarrebourg et on s’est coltinés 3.319 km depuis mercredi. On est nases, crevés, épuisés, lessivés... Olivier tient encore debout par miracle, nous on écrase... Même Juju ne résiste pas àla symphonie de nos ronflements.

    Bar-le-Duc, km 3.500. Un petit bonjour au Boubou qui nous a soutenu tout au long du parcours avec ses SMS, et aux journalistes de l’Est Républicain venus pour l’occasion.

    Il est 18h 25, pause douche. Ouf...

    Mais on n’est pas encore couchés. On a promis au Jiji de venir lui rendre une petite visite àBailly. On reprend donc la route, direction Paris. On n’est plus à300 bornes près !

    Samedi matin. Une nuit de sommeil plus tard (Emilie s’est retrouvée enfermée dans les toilettes et ce n’était pas pour fuir l’Olivier qui n’en peut plus !), on quitte l’hôtel presque frais et dispos. Et patatrac... On perd la boîte de vitesses... Hum, hum... On appelle le Jiji àla rescousse (il est àcinq kilomètres, il peut bien se lever le bougre). Il arrive sans se presser (le matin, il a du mal), des clés plein les pognes... « Alors, je peux pas vous laisser cinq minutes sans qu’il vous arrive une bricole !  » qu’il gueule. « Désolé le Jiji, mais en fait on n’avait plus d’huile dans la boîte, c’est tout ! On t’a fait venir pour rien !  » « Quoi ?  » il a hurlé.

    Bon, après avoir menacé de m’arracher les yeux, le nez, les oreilles et la tête alouette, il s’est juste contenté de me planter une clé àmolette entre la deuxième et la troisième cote. Ça fait mal, mais j’y survivrai...

    En fait, pour tout vous dire, depuis Pontarlier, on avait bien remarqué que la boîte grinçait, que la quatrième avait du mal àpasser. Mais on était tellement crevés qu’on n’a pas fait plus attention que ça... On roulait déjàsans huile... Heureusement que la boîte avait été traitée...

    Bon, c’est pas tout ça, mais va falloir qu’on se couche quand même, pour récupérer. Et on a encore 300 bornes àfaire pour revenir chez nous. Allez bises aux filles (Olivier insiste : bises aux filles) et poignée de main aux garçons (Emilie corrige : bises aux garçons) et àbientôt pour de nouvelles aventures.

    Parce que c’était tellement bien qu’on va remettre ça au plus vite. Tiens, pas plus tard que mercredi, on suit le Jiji qui s’en va avec Titine au Portugal. On le lâchera àBiarritz (hé, j’ai un métier, moi !) mais on reviendra le chercher la semaine prochaine. Sans nous, il se sent un peu orphelin. Ça se comprend...




Le site internet TRI-DAN.NET est édité par JORDAN ENTREPRISE
EURL JORDAN ENTREPRISE au capital social de 7 500 € - SIRET : 444 450 100 00029 - APE : 292 H - TVA : FR 49 444 450 100
5, quai des gravières - 55800 Revigny sur Ornain - FRANCE - Téléphone : +33 (0) 3.29.76.37.04 - E-mail : contact@tri-dan.net
Edité par : JORDAN ENTREPRISE - Développé par : Olivier ROUET - Propulsé par : SPIP 3.2.1 [23954] - Statistiques : Google Analytics